CMS d’Ivry sur Seine

Projet lauréat 2013,
EN CHANTIER
Lieu : 66 av. G. Gosnat, Ivry sur Seine (94)
Maître d’ouvrage : Ville d’Ivry sur Seine
Surface SHON : 3.067 m²
Montant des travaux : 6 890 000 €HT
Partenaires : EPDC (Bet TCE) + MEBI (eco) + IETI (qeb)
RT 2012 + démarche HQE
Site occupé – Travaux en 3 phases

d'info

Le Centre Municipal de Santé (CMS) est non seulement un ensemble architectural caractéristique des années 1950, mais il est aussi inscrit dans un ensemble monumental remarquable de cette même époque : la cité Maurice Thorez.
Le CMS a fait l’objet de plusieurs modifications et extensions successives : un premier bâtiment en brique à motif tressé et son escalier hémicylindrique a été construit. Il s’étendait bien plus loin vers le pont.
Peu de temps après a été construit le bâtiment rectangulaire principal avec ses pignons en moellons.
Le premier bâtiment a été par la suite raccourci pour libérer l’accès au futur parc, et sensiblement à la même période, une extension a été créée pour l’imagerie, coté opposé à la rue et coté futur parc.
L’ensemble ainsi formé présente à la fois une certaine homogénéité – qui procède principalement du style de son époque – et une complexité qui se dégage de la multiplicité des plans, retraits, lignes, et matières en présence.
Le CMS actuel, s’il présente quelques signes de vieillissement (fers apparents, salissures) manifeste toutefois une remarquable pérennité, probablement obtenue par l’emploi de la brique.
Avec la création du Parc des Cormailles, un parvis s’est créé en façade Nord-Est dont le projet va tirer parti.
Cette dernière façade – auparavant secondaire – est promise à devenir la façade principale d’entrée.Quelques traits sont caractéristiques du style architectural des années 50 :
– La polychromie, le jeux des matières et notamment l’expression du motif.
– L’expression des gabarits urbains et notamment des retraits en étage.
– L’expression de la courbe, qui libère du tracé de la rue et matérialise le mouvement.
Notre projet témoigne d’une compréhension éclairée de ces singularités et en propose une écriture contemporaine.

Coté Cité, le projet est conçu en continuité de rythme et d’ouvertures avec le bâtiment existant : brises vues et lames verticales pour le soleil de midi, associés à des allèges brique dans un encadrement de béton. Le dessin original est réécrit, avec précision et légèreté. La courbe résout l’achèvement des façades dans un mouvement que les rythmes verticaux soulignent en créant une ouverture vers le Parc.
Les deux façades – existante et en extension – sont jointes par une respiration vitrée définissant l’accès de service (personnel et ambulances).
La façade existante sera rénovée et le béton retrouvera sa teinte claire comparable à celle de la cité en face.

Coté Parc, une unité retrouvée est réalisée pour répondre à l’esplanade du Parc et rendre « principale » la façade d’entrée.
La brique à motif tressé employée sur l’existant original en est le médium : cette brique s’étend sur l’extension. Cette matière singulière – déjà là – et d’une grande qualité plastique reprend l’importance qu’elle avait perdue après la démolition partielle de l’actuelle imagerie.
Sa qualité sensible permet d’établir la continuité du retournement de l’entrée sur la façade Nord-Est.
Sur le bâtiment imagerie, c’est un panneau en béton matricé à l’image de la brique tressée – en creux – et lasuré, qui habille le pignon de l’imagerie (et qui protège l’isolation thermique par la même occasion). Puis se prolonge en écran ajouré jusqu’au portail d’entrée. Le texte d’enseigne en se retournant de la façade rue sur la façade Parc confirme le mouvement.
L’ancien logement du gardien est supprimé et un nouvel alignement est retrouvé au droit du mur moellon de l’escalier intérieur existant.
L’extension prolonge ainsi le corps principal en jouant des courbes et contre-courbes pour matérialiser l’entrée tout en exploitant les retraits pour assurer la transition avec le parc.
L’étoilement des fenêtres, autour de la nouvelle entrée, inscrit dans la trame du motif brique, manifeste sa présence et la réappropriation contemporaine des qualités de l’existant.
De ce coté, l’extension est intégralement habillée d’un panneau en béton préfabriqué avec inclusion de briques à motif tressé. Il est isolé par l’extérieur entre le panneau béton et la structure porteuse.
Le retrait du bâtiment coté parc – en prolongement du corps principal de l’existant – répond à l’échappée visuelle offerte par le parc, à la présence des accès parkings existants, et à la nécessité de maintenir une réserve foncière maximale pour l’accompagnement du chantier et de futures extensions.

Le hall d’entrée procède de l’espacement entre l’existant et l’extension, ce qu’atteste la présence du mur pignon en moellon dans le Hall. Traversant, il permet de bénéficier de lumière et d’organiser de manière optimale les accès de service (personnels et ambulance), et public en indépendance – et en relation directe.
L’accueil général est positionné directement sur l’entrée, après le sas. Placé sous la salle de gymnastique du secteur Kinésithérapie, la double hauteur du Hall est atténuée pour le personnel d’accueil. Un écran en verre sablé sert de support pour la signalétique et d’écran pour le box de confidentialité.
Depuis le Hall il est aisé de se repérer pour rejoindre les différents services du RdC ou de l’étage. La circulation verticale centrale est facilement repérable.
La circulation générale dans le CMS est orientée selon l’axe longitudinal du bâtiment.

Les matériaux « identifiants » du bâtiment tel que béton, briques et moellons sont mis en valeur – tant dans les intérieurs qu’en façades – exprimant une appropriation forte de l’existant et l’idée d’un « faire avec » enthousiaste.

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